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Un événement pas comme les autres. Un voyage rêvé depuis longtemps. La chance d'être à Kyoto au moment de la floraison des cerisiers, au milieu d'une liesse populaire et bon enfant. Une guide bénévole originaire d'Uji, patrie du thé vert, qui nous fait découvrir d'improbables spécialités au thé macha. Un distributeur de journaux qui me voit en difficulté avec mon plan et m'en offre un plus grand, s'assurant ensuite que je prends le bon bus dans le bon sens.

Un hébergement déniché dans une allée couverte,bordée de commerces renus par des anciens:le jour, des  étals de légumes, des snacks, des articles de cuisine, des fleurs. Je choisis des gâteaux secs, et la vendeuse âgée surgit de derrière le comptoir, où elle était assoupie.

Le soir, leurs rideaux se baissent et s'ouvrent ceux de minuscules restaurants annoncés par des lanternes à l'entrée. Ils ont entre trois et cinq tables et la cuisine est délicieuse.

Des temples en bois vieux comme nos cathédrales et tout aussi imposants. Un bouddha dont la main peut contenir cinq moines.Des jardins taillés au millimètre et des jardins de mousses. Des pavillons faits pour leur contemplation. Des petits écoliers en uniforme et leur maître en costume.

Un Japonais rieur, qui nous offre de minuscules toupies pour jouer dans le train, communiquant par mimiques et sourire. Des choses étranges, vraiment étranges à manger, et des beignets à la pâte de haricots rouges.

Les pétales de cerisiers tombent déjà. Ils n'ont duré que quelques jours. Impermanence et légèreté.